Nous voilà de retour à Québec!

Nous voilà de retour à Québec!
Nous voilà de retour à Québec!

lundi 15 avril 2013

Du 14 au 20 avril

Dimanche le 14 avril — Maison Blanche: Jardins — An 3/Jr 316 — USA /Jr 173
La chance nous accompagne plus souvent qu’autrement.
En effet, sans le savoir, nous nous sommes arrêtés à Washington dans une petite fenêtre de 5 jours où 2 de ces journées sont consacrées à la visite des jardins de la Maison Blanche, lieu de résidence du Président et de sa famille. Sans vouloir amplifier sur la chance qui nous sourit, seulement, 2 autres journées y sont consacrées à l’automne.
En plus des arbres dont certains sont centenaires, nous y avons découverts des fleurs, des coins de repos, une architecture remarquable et même un coin de jeux pour enfants. Le 3ième Président des USA, Thomas Jefferson, y a débuté un jardin de légumes qui se continue aujourd’hui avec les variétés communes plantées dans nos propres potagers. S’ajoute sous un arbre une ruche aidant, par ses habitants, à distribuer le pollen des fleurs et arbres présents. Cette ruche produirait, en moyenne annuellement, 200 livres de miel.
Quelle belle visite d’un lieu public enchanteur à démystifier. Tout au long de cette visite encadrée, nous remarquons les visiteurs, particulièrement les visiteuses, vêtues de leurs plus beaux atours endimanchés des plus printaniers, compte tenu du soleil présent.  
Nous nous sommes restaurés au Smithsonian Museum dans la section réservée aux Indiens d’Amérique où sont offerts divers mets d’origine amérindienne. Nous y avons dégusté un savoureux saumon sur planche de cèdre. 
 
Lundi le 15 avril — Derniers préparatifs — An 3/Jr 317 — USA /Jr 174
Aujourd’hui, journée sombre. Il a plu légèrement pendant la nuit et la matinée. Le thermomètre est timide. Louise s’affaire à la lessive et au nettoyage intérieur de l’Allegro. Michel continue à vider sa «bucket list». Elle a le défaut de se remplir tout le temps sans aucune rémission. Tous les deux, nous avons travaillé sans relâche jusqu’à l’heure du souper. Comme dernier repas dans l'environnement de  Washington, nous nous offrons le restaurant. Ce sera au hasard un buffet chinois d’une belle facture quant à l’offre de service. Tout était de bon goût et en plus délicieux.
De retour au camping, nous communiquons et avec Jacques, le frère de Louise et avec Colette et Marcel, sœur et beau-frère de Michel. Jacques est de retour de Floride depuis hier. Il nous reste 2 étapes dans notre remontée selon le plan prévu. Demain nous serons à Saugarties NY ( 500 km) et mercredi nous traverserons la frontière et nous devrions nous stationner pour une quinzaine dans la région de Beloeil (450km). Souhaitons-nous bonne route, car il nous faut contourner Baltimore et New-York et cela n’est jamais de tout repos.
 
Mardi le 16 avril — De College Park à Saugerties — An 3/Jr 318 — USA /Jr 175
Aujourd’hui, l’histoire est une histoire de numéros d’autoroutes et de 550 kilomètres à rouler en passant par les «Interstates 95 et 87». Il aura fallu, pour ce faire, contourner les villes de Baltimore et de New-York, respectivement en suivant les «highways 695 et 287». Le dernier tronçon s'est réalisé sur la 87 jusqu’à Saugerties. Début : 9h15; fin : 16h00; ciel nuageux avec percées de soleil et averses passagères. Camping avec terrain détrempé. Bon repos à tous!
 
Mercredi le 17 avril — Arrivée au Québec — An 3/Jr 319 — USA /Jr 176
Notre arrivée au Québec s’est faite en douceur. Nous sommes partis plus tôt qu’à l’habitude du camping, soit vers les 9h15. Nous devons remplir le ventre de l’Allegro de «fuel» en début de trajet. Les autoroutes numéros 87, 90, 15, 30 et 20 nous ont conduits tout droit de Saugerties NY à Saint-Mathieu-de-Beloeil.
Le passage à la frontière, tant du côté USA que Canada, s’est effectué sans aucune interpellation. Nous avons même eu droit à la visite d’un douanier qui est monté à bord pour accélérer le passage à la guérite, côté USA. De fait, nous avons reçu un «Au Revoir» au passage, sans arrêt, des douaniers à la guérite américaine. Quant à la guérite canadienne, 100 mètres plus au nord, les formalités d’usage et nous passons haut la main le test de retour d’exil d’hiver.
C’est à l’arrivée au camping que cela est devenu plus difficile. Le bureau d’accueil ferme à 15h00, nous arrivons à 15h05! Heureusement, une employée retardataire est présente. Elle procède au minimum de formalités et nous indique le site retenu pour nous. Les conditions de camping pour les 2 ou 3 jours à venir s’annoncent difficiles. Le sol est à peine dégelé, des ornières profondes ornent les sites, la préparation du réseau d’aqueduc est à compléter (nous avions été prévenus), etc…
Comble de malheur, le routeur sans fil pour accéder au signal canadien refuse d’obéir à la commande de mise en route. Peut-être est-il gelé lui aussi? Le I Phone qu’utilise Michel ne veut pas, lui non plus, accueillir automatiquement le réseau sans fil canadien. Serait-ce qu’il est gêné? Louise passe plus d’une heure avec le service à la clientèle qui la réfère à un technicien qui la retourne au service à la clientèle qui l’aiguille une autre fois vers un technicien pour se faire dire qu’un retour d’appel lui sera fait d’ici 24 à 72 heures! Et tout allait si bien. Demain, nous réglerons le litige avec le fournisseur du réseau de communication sans fil. À suivre…  
Louise a conduit l’Allegro tout au long de la remontée avec grâce et habileté. À la sortie de la guérite des douanes canadiennes, une jeune dame qui nous interpellait pour compléter un sondage était à la fois étonnée et admirative de la voir au volant de l’imposant véhicule qu’est l’Allegro. . .

Jeudi le 18 avril — Vents diaboliques — An 3/Jr 320 — USA /Jr 177
Une journée de mise à niveau : inscription au camping, changement de site, visite à l’épicerie, orientations pour les projets d’été.
Surprise, en fin d’après-midi nous recevons un coup de téléphone de Suzanne qui s’en vient nous souhaiter la bienvenue dans cette partie froide de l’hémisphère nord qu’est le Québec encore à la mi-avril. Nous leur retournerons la pareille dimanche pour le brunch à Shefford.
Toute la soirée et une grande partie de la nuit, les auvents des extensions ont crié leur désespoir aux vengeances d’Éole qui dans sa colère a soufflé des rafales de vent dépassant les 80 km/heure. Quelle rentrée chez nous en ce mois d’avril. L’an passé, à la même période, la ville de Québec recevait sa dernière bordée de neige. À bien y réfléchir, je préfère le vent!

Vendredi le 19 avril — Éole ne s’épuise jamais — An 3/Jr 321 — CA /Jr
Éole, dieu du vent des temps mythiques, a démontré encore toute sa puissance.
En effet, ce qu’il a craché comme bourrasques et rafales toute la nuit n’étaient qu’exercices de réchauffement. Toute la journée, il a poursuivi son travail de sapes sur l’humeur des exilés ayant regagné le Nord. «Avec les loups, on hurle», dit l’adage, nous faisons avec Éole et ses menaces.
Toute la journée a été utilisée à compléter les rapports d’impôts pour l’année 2012. Quel œuvre de patience. Même avec l’aide d’un logiciel spécialisé, la tâche demeure une corvée. Enfin, cela aura été réalisé dans les règles de l’art! Ouf!
    
Samedi le 20 avril — Éole et sa vengeance — An 3/Jr 322 — CA /Jr
Que pouvons-nous faire contre les Dieux?
Modernes ou mythiques, devant eux, nous devons nous incliner bien bas! La vengeance d’Éole, Dieu du vent, nous a obligés à fermer les extensions de l’Allegro. L’unique solution afin de diminuer la clameur de la soufflerie de ce Dieu belliqueux qu’est Éole. Ainsi le sommeil est venu plus calmement sans les bruits agressants que transmettaient les auvents couvrant les toits des extensions. Petite journée calme si on exclut la température exécrable qui sévit. Bon temps pour le «shopping», activité qui sied à plusieurs autres personnes qui parcourent les allées des grandes surfaces.

mardi 9 avril 2013

Du 7 au 13 avril

Dimanche le 7 avril — Voyager le Jour du Seigneur — An 3/Jr 309 — USA /Jr 166
La légende urbaine veut que voyager sur les autoroutes la fin de semaine est avantageux eu égard à une circulation plus fluide.
Aujourd’hui, dimanche, cela n’a pas fait différence avec les jours de semaine. Un phénomène unique peut-être par la remontée en masse des «snowbirds» tant canadiens qu’américains. En effet, ils étaient nombreux sur la route et facilement reconnaissables. Comment? 3 indices : leurs plaques d’immatriculation, le lot de bagages dans leur voiture ou le VR qu’ils conduisent. L’autoroute 95 Nord était sous l’empire des «snowbirds» ce dimanche. Nous avons complété la portion Nord de la Floride, traversé en entier, du Sud au Nord, la Georgie et mis le pied en Caroline du Sud, notre point d’arrêt pour les trois prochaines nuitées. Comme notre arrêt est plus près de la mer, la route de fin de parcours était pour le moins étroite. Louise a démontré sa parfaite maîtrise dans la conduite de l’Allegro. Qui plus est, l’entrée du parc où nous sommes stationnés est faite tout en courbes. Et ce dimanche, plus de 20,000 visiteurs participaient au Festival Cajun. Imaginez le nombre de véhicules stationnés et sortant de ces lieux… Note de passage pour le chauffeur : RÉUSSITE à 100%.
Remarque concernant l’autoroute 95, à la frontière de la Caroline du Sud, les 8 voies de la Georgie deviennent subitement 4 voies seulement. Étrange!
 
Lundi le 8 avril — Vive l’Acadie Vive nos amis Acadiens — An 3/Jr 310 — USA /Jr 167
Nos amis Acadiens, Hélène et Léonard, sont de retour dans nos parages.
Nous nous sommes connus à Red Bay AL, nous nous sommes manqués à Galveston TX, nous nous sommes revus à Mercedes TX, nous avons voyagé dernièrement en parallèle dans le nord de la Floride et nous nous rencontrons à nouveau à Charleston SC. Quelles belles retrouvailles!
Les dernières péripéties de deux couples de nomades modernes occupent une bonne partie de ces retrouvailles. Les projets qui sont évoqués demeurent encore un peu flous. Il y a place pour la créativité. Louise a cuisiné un excellent repas pour recevoir avec tout l’honneur que mérite nos fidèles amis Acadiens. Si les Français de France sont nos cousins, les Acadiens de l’Acadie sont nos frères! Merci à Léonard et Hélène d’avoir permis ce clin d’œil d’une rencontre en cours de remontée de notre exil d’hiver.
 
Mardi le 9 avril — Charleston, son histoire — An 3/Jr 311 — USA /Jr 168
Une journée sans pareil au plan de la température. La visite de Charleston par le chemin de la reconnaissance des maisons et édifices historiques est à l’ordre du jour. Nous choisissons le chariot tiré par 2 mules. Cet équipage est dirigé, dans les rues étroites et encombrées par la circulation et le stationnement de nombreux véhicules automobiles, par un guide expérimenté malgré son jeune âge, en apparence. 
Une ville d’à peine 125 000 habitants qui a joué un rôle important, comme tout l’État de la Caroline du Sud, lors de la guerre civile. Le tiers des batailles ont été dénombrées dans cet État. De nombreuses églises des différentes confessions religieuses y trônent d’ailleurs avec fierté. Les maisons ayant appartenu à des nobles sont protégées par des règlements municipaux n’autorisant que des changements respectant l’histoire architecturale des lieux.
On y retrouve l’influence espagnole, le style colonial du sud et une certaine présence française par la confession protestante des Huguenots. Un quadrilatère formé de deux coins de rue est surnommé le « four corners law». C’est en raison de la loi de Dieu représenté par une église, un édifice fédéral ayant une cour, le palais de justice de l’État et enfin l’Hôtel de Ville et la Mairie. Sous un soleil éblouissant, la luxuriante végétation nous ravit avec ses arbres majestueux et ses fleurs aux couleurs vives toutes épanouies en ce début du mois d'avril.  Notre très intéressant guide dans sa formation possède 2 «Master degree», l’un en histoire et l’autre en bibliothéconomie. Il est détenteur de son certificat de guide depuis 19 ans déjà.
Restauration chez «Hyman’s». On y achète aussi quelques cadeaux au magasin général tenu par la même famille juive depuis 5 générations. Pour ces tenanciers de boutiques, l’important, c’est l’attitude. Ils le démontrent par l’un de ses proprios qui faisait le tour des tables lors de notre passage. Le retour au camping se fait en longeant la mer qui donne sur une avenue bordée de maisons historiques d’une très belle facture!
Nous sommes invités à partager le repas du soir chez nos amis Acadiens. Ils nous reçoivent avec le champagne en apéro. Le bon repas est agrémenté de bon vin et de bons souvenirs à renouveler, espérons-nous!
 
Mercredi le 10 avril — La remontée par étape — An 3/Jr 312 — USA /Jr 169
Des 6 étapes de notre remontée, nous complétons la 3ième aujourd’hui. Elle se déroule presque entièrement sur l’autoroute 95.
À l’exception de l’entrée sur le Parkway qui nous conduit à la 30, aucune erreur n’est commise. Mais cette première bévue en était une de qualité. Nous nous sommes retrouvés à la barrière d’entrée de condos de luxe. La chance nous souriant, nous pouvions faire demi-tour par des ronds-points. Rappelez-vous que notre attelage fait plus de 60 pieds en longueur.
Auparavant, un «Au revoir» à nos frères Acadiens, Hélène et Léonard. Eux s’apprêtaient à une randonnée à vélo.
Michel découvre qu’une porte d’un coffre à bagage ne ferme pas, probablement depuis longtemps. Une réparation d’urgence qui verra son aboutissement à l’arrivée. Rosie s’impatiente, notre arrêt prévue aux 2/3 de notre itinéraire se voit chamboulé. Le centre d’information touristique de la Caroline du Nord est maintenant fermé et partant l’aire de repos qu’il offrait. Nous arrêterons 48 milles plus au nord souhaitant que l’aire de repos soit ouvert. Heureusement il est disponible et Rosie en sourit d’aise. Nous aussi d’ailleurs…
Départ : 10h40; arrivée : 15h20; distance : 275 milles; température : 83 degrés F. avec soleil mur à mur; circulation relativement fluide.
 
Jeudi le 11 avril — Washington — An 3/Jr 313 — USA /Jr 170
Nous nous sommes arrêtés en banlieue de Washington, plus précisément à College Park au Maryland.
Le voyage se fait à un bon rythme jusqu’à notre second arrêt. Le premier à 10 milles seulement, nous avons rempli les réservoirs de l’Allegro. Le second, aux deux tiers de notre trajet, nous ralentit. Nous demandons au garagiste de procéder à la vérification du gonflage des pneus de l’Allegro. Petite demi-heure d’attente, petite demi-heure de travail.
Ce fut à la fois une bonne et une mauvaise décision. La bonne, c’est notre sécurité, la mauvaise, c’est la circulation sur la 495 qui contourne Washington. La dernière portion de notre trajet, à peine 100 milles, a pris autant de temps que les deux autres tiers du trajet. Qui plus est, les quelque 20 milles les plus achalandés, nous avons roulé pare-chocs à pare-chocs durant plus de 2 heures.  
Nous sommes entrés au camping à 6h30 p.m. Un excellent camping où nous nous sommes arrêtés en 2011. Installation minimaliste, apéro sur le patio, cerisiers en fleurs, pluie de pétales. À bon port nous sommes amarrés pour cinq nuitées.

Vendredi le 12 avril — Nous décompressons — An 3/Jr 314 — USA /Jr 171
Laissons faire la circulation intense à l’heure de pointe dans une ville de fonctionnaires.
Nomades modernes qui roulons nous-mêmes dans un équipement qui s’allonge sur une longueur de 3 voitures, comment peut-on accuser les autres d’utiliser une voiture personnelle pour se rendre au travail et retourner à la maison? Mea Culpa - Mea Culpa - Mea Culpa.
Nous complétons l’installation minimaliste d’hier. Communications téléphoniques, travaux de routine sur l’Allegro, soleil abondant pour Rosie et nous qui la promenons. Il a plu pendant la nuit, une pluie qui se prolonge jusque vers les 11h00. Louise est branchée sur l’ordinateur et le IPAD. Outils ou passion? Qui sait? Pourquoi pas les deux à la fois!
P.S. Les oies nous indiquent clairement que le temps est venu de la migration vers le nord!

Samedi le 13 avril — Le printemps en fleurs — An 3/Jr 315 — USA /Jr 172
Nous nous arrêtions à Washington pour une seconde fois.
Notre arrêt coïncide avec la floraison des cerisiers. Un peu comme l’histoire canadienne à Ottawa où le gouvernement hollandais fait annuellement don de tulipes, le gouvernement japonais en 1910 a fait don de 3000 cerisiers qui ne produisent pas de fruits mais des fleurs en abondance, le printemps venu. Cette première cargaison a été brûlée pour la raison de présence anormalement élevée d’insectes.
Une seconde livraison de cette variété en 1912 remplacera adéquatement la première. Autour du «Tidal Basin» nous retrouvons la majorité des cerisiers qui à ce temps-ci de l’année fleurissent allègrement.
Quelques photos, qui ne peuvent malheureusement pas rendre la réalité plutôt  enivrante de circuler dans ce magnifique environnement, permettent tout de même d'admirer de beaux spécimens de ce festival printanier du «Cherry Blossom»  à Washington DC.

mardi 2 avril 2013

Du 31 mars au 6 avril

Dimanche le 31 mars — Rien ne sert de courir, il faut partir à point! — An 3/Jr 302 — USA /Jr 159
Nos amis Terry et Ron appliquent cette sentence de La Fontaine et antérieurement d’Ésope religieusement. Après 4 mois de stationnement, les habitudes des départs sont à vérifier 2 fois plutôt qu’une. Malgré quelques pépins, l’heure du départ a sonné, il est 10h00. Bonne route les amis, emportez avec vous notre amitié, nous conservons la vôtre précieusement dans nos cœurs. À l’automne prochain, espérons-nous!
Une dernière retouche pour Louise au texte final de l’article conjoint écrit avec Suzanne et le repos s’en suit. Le soleil nous gratifie de sa présence, mais il est accompagné d’un vent chaud et violent, somme toute inhabituel et partant désagréable. Avec les loups on hurle, avec le vent on s’en sert pour assécher.
Dans sa liste déferlante, Michel trouve que l’item «nettoyage des chaises longues» convient parfaitement à la température chaude et venteuse. Allons-y donc. Les chaises sont aspergées de liquide nettoyant, brossées vigoureusement, il ne reste qu'à aspirer le tout et à laisser sécher au soleil. Compte tenu de leur utilisation fréquente, une deuxième phase sera réalisée sous peu. Une couche de liquide protecteur complétera le travail.
Michel complète la programmation de son odomètre électronique d’une génération déjà obsolète! Voyons les résultats de nos performances, nous roulons sur une distance de 17,02 km. Quant aux autres données enregistrées, elles entrent sous le sceau de la confidentialité! Par hasard, cette fois, nous avons croisé une belle tortue qui avançait à son rythme, sans crainte des photographes... ni d'arriver en retard!
 
Lundi le 1er avril — Journée coiffure pour les filles — An 3/Jr 303 — USA /Jr 160
Louise complète les réservations pour les campings à St. Augustine et Charleston. Deux pépins sont rencontrés. À St. Augustine, le camping projeté n’est pas disponible, notre second choix sera le bon. Quant à Charleston, les dates réservées sont différentes de celles retenues par nos amis Acadiens. Nous les croiserons 2 jours au lieu de trois. Impossible de modifier les réservations, tout est complet.
Louise s’attelle à la corvée de nettoyage de l’intérieur. Michel complète son programme de nettoyage à l’extérieur. Les douches suivent. Rosie ira chez le toiletteur pendant que Louise tentera de trouver un coiffeur pour elle-même. L’épicerie sera dévalisée une autre fois au profit du frigo et de nous-mêmes, naturellement.
En l’absence des filles, de nouveaux voisins s’installent. Ils sont du Québec, plus particulièrement du Lac Mégantic. Rosie revient toute fraîche et pimpante. Reconnaissons qu’elle n’aime pas ce traitement de toilettage qui dure un bon 3 heures. Quant à Louise, elle a trouvé une coiffeuse styliste qui lui a fait une coupe de cheveux qui la ravit et lui sied à merveille. Michel a, quant à lui, fait plus ample connaissance avec le nouveau voisin très charmant, par ailleurs.
Demain, nous attendons la visite de Murielle et Jacques.
  
Mardi le 2 avril — Partage — An 3/Jr 304 — USA /Jr 161
Nous partageons le repas du midi avec Murielle et Jacques. Eux aussi se préparent à la remontée. Elle devrait être plus rapide que la nôtre, ils ne feront qu’un arrêt transitoire. Ils voyagent en auto et ont l’habitude de ce trajet.
Quant à  nous, nous devons ralentir le mouvement car la température au Québec est limite à ce moment-ci de l’année pour habiter une maison motorisée. D’ailleurs, nous stationnerons les 2 premières semaines de notre arrivée sur la rive-sud de Montréal, à Beloeil.
Ce matin, Louise cuisine. Michel nettoie les planchers à la balayeuse. Quelques travaux de préparation à l’extérieur compléteront sa tâche. Louise, quant à elle, est aux fourneaux jusqu’à l’arrivée de nos invités. La température est idéale, plein soleil et +80 degrés F., sans vent ni humidité, que pouvons-nous espérer de plus?
L’apéro et un repas, digne des habiletés de Louise, accompagneront cette dernière rencontre de la famille avant le retour de la terre d’exil! Le repas s’accompagne de souvenirs de toute nature. Quelques aléas de la vie d’exilé se glissent en travers des souvenirs. Somme toute une vie au soleil de la Floride pour une presque demi-année, c’est un exil tolérable! Qu’en pensez-vous?
Au départ de nos invités, nous effectuons du rangement tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. Tant qu’à y être, nous préparons déjà le départ, rangeant chaises, BBQ et bicyclettes.
Demain quelques courses seront au menu du jour ainsi que l’exécution des derniers préparatifs avant la remontée.
 
Mercredi le 3 avril — Préparatifs du départ — An 3/Jr 305 — USA /Jr 162
Les préparatifs pour le départ sont vraiment axés sur l’essentiel. La routine habituelle secondée par des «check lists» pour l’extérieur et l’intérieur. Demain, il ne restera que les «3 E» (Égout, Électricité et Eau) à débrancher, sans oublier les plaques qui soutiennent les crics hydrauliques d’équilibrage. Laver le pare-brise et les rétroviseurs complétera le travail. Sécuriser tous les objets à l’intérieur est aussi d’une grande importance.
L’après-midi nous a permis de faire les quelques courses que demandait notre liste déferlante. Nous avons rencontré sur le terrain de camping Françoise et Jean-Pierre, de bons voyageurs. Le voyage qui nous intéressait le plus est celui où ils ont visité l’Alaska. Michel les a invités spontanément à partager un 5 à 7. Rencontre remplie de bonnes informations et la joie de les partager. Ils sont stationnés au John Prince Park depuis le 21 novembre dernier. En regard de leur voyage en Alaska, ils ont tenu un compte-rendu de leurs activités qu’ils ont publié sur «blogspot.com». Ils nous ont remis leur adresse du blogue. Merci à eux de leur générosité. Bon retour à la maison, la prudence est toujours de mise. À l’année prochaine, peut-être?

Jeudi le 4 avril — La remontée — An 3/Jr 306 — USA /Jr 163
Nous nous préparons lentement, faisant les choses correctement.
Nous sommes stationnés depuis un mois. La prudence veut que pour cette première étape de notre randonnée de la remontée soit sous le signe de la prudence. D’ailleurs le parcours choisi se fait tout au long sur l’autoroute 95. Nous faisons deux arrêts avant notre arrivée au camping. Le premier pour gorger de «fuel» l’Allegro et se restaurer, le second pour un temps de repos et la pause-pipi.
L’arrivée au camping, notre second choix, se fait à moins de 2 km de la sortie de l’autoroute. L’allure du camping est à l’égal de l’annonce défraîchie qui indique son entrée! L’installation se fait tout en douceur, nous y demeurerons trois nuitées. Nous voulons reprendre contact avec St. Augustine, la plus vieille ville en Amérique fondée par les espagnols en des temps plus glorieux pour eux et leur nation. Un arrêt où l’histoire sera au rendez-vous.

Vendredi le 5 avril — La pluie : saloperie - Golf Hall of Fame— An 3/Jr 307 — USA /Jr 164
Compte tenu de la qualité du terrain de camping où nous stationnons, la pluie rend le sol comme une presque boue sablonneuse et collante. Michel transporte Rosie en auto et rejoint une extrémité de la propriété couverte d’herbe, j’insiste de l’herbe et non du gazon, pour lui permettre de se dégourdir et ce, entre deux orages.
Nous ne perdrons pas la journée, nous avions prévu cette température et deux activités sont au programme. La première est une visite au «Camping World». La seconde est la visite au «Golf Hall of Fame». Nous avons été servis au magasin de camping par Ray. Il est né à London (Ontario). Sa sœur demeure actuellement à Ste-Adèle (PQ), mais a déjà habité Alma au Lac St-Jean, lieu que Ray a visité et dont il se rappelle très bien. Il nous parle des nombreuses côtes, de l’hôpital et du moulin à papier. Il exerce d’ailleurs, d’une façon généreuse, le peu de la langue de Molière qu’il connaît. Merci Ray de ton ouverture, à bientôt, peut-être?
Le second rendez-vous est à moins de 16 km de notre premier arrêt. Un complexe dédié au golf exclusivement. Le centre d’intérêt de ce complexe est l’édifice du «Golf Hall of Fame». C’est à la fois un musée du golf, l’histoire de son évolution et les exploits des professionnels et professionnelles de ce sport. Des mentions sont faites à des artistes amateurs de golf tel Bob Hope et ses relations présidentielles quant à ce sport. Plein d’artéfacts nous sont présentés allant d’anciens bâtons de golf jusqu’à celui utilisé sur la lune par Neil Armstrong, astronaute. La salle des trophées qui s’atteint par élévateur au haut d’une tour ainsi que le «Locker Room» sont d’un grand intérêt à visiter. L’un pour sa vue en hauteur du complexe, et l’autre pour les «exibits» des joueurs professionnels et l’intérieur de leur monde, résumé dans une penderie. Amateur de golf, moi-même, c’est réduire à bien peu de choses l’intérêt de ces «Gentlemen Golfers»!
Le billet d’entrée vous donne aussi droit de frapper une balle sur un vert construit sur une île à une distance de 138 verges; la possibilité d’essayer d’anciennes balles faites de cuir cousues à la main, et cela sur une surface recouverte d’une membrane synthétique; vous faire photographier sur une réplique du pont en pierres du club de golf de St. Andrews (Écosse); le tout dans un décor de verdure et d’aménagement paysager à couper le souffle.  
J’oubliais, à différentes heures de la journée, sont présentés des films, version IMAX, sur différents sujets, autres que le golf. Le complexe offre d’autres services comme la restauration, l’hôtellerie, la location et la vente d’appartements et de maisons. On y retrouve aussi une Académie de golf et des terrains de golf du calibre championnat. D’ailleurs cette année, début avril, suite au tournoi des Maîtres à Augusta en Georgie, les professionnels de ce sport se déplaceront ici pour une compétition. Meilleure chance à tous!

Samedi le 6 avril — 450ième St. Augustine — An 3/Jr 308 — USA /Jr 165
La plus vieille ville en Amérique fondée par les Espagnols fête cette année son 450ième anniversaire.
Sous la direction de Ponce de Leon, à la recherche d’une voie navigable vers les Indes, cette aventure l’a amené en Floride. Il y avait foule qui visitait à pied les différentes activités qui s’y déroulent.
Nous avons choisi de visiter une exposition de Pablo Picasso dédiée à la tauromachie. Il en était un fervent amateur et défenseur. Il allait jusqu’à dire : « Si je n’étais pas un artiste-peintre, je serais picador». Quelques heures consacrées à un artiste de renommée qui a fait beaucoup parler par sa conquête de l’absolu dans son art. Il a aussi déclaré jadis : « J’ai pris 4 ans pour apprendre à peindre et toute une vie pour savoir dessiner come un enfant».
Nous avons complété ce retour dans le district historique de St. Augustine par un arrêt au restaurant Le Floridian aux allures du sud de l’Espagne. Retour à la maison dans une circulation folle. À l’arrivée, le soleil brille de tous ces feux, le vent s’est apaisé, nous prenons l’apéro à l’extérieur. Nous profitons de ce temps de soleil pour marquer les jalons de notre route jusqu’à Washington. Les GPS sont programmés, le routard et les «camping books» sont marqués de signets.
P.S. En soirée, nous recevons des visiteurs qui cognent à la porte de l’Allegro. Le premier est pour s’enquérir si nous possédons un instrument de positionnement d’une antenne satellite pour la télé. Le second vient nous dire un «Au Revoir», il reprend la route du Nord, comme nous, demain à l’aube. Michel a parlé avec un voisin, Anglais d’origine, arrivé à Ottawa en 1972 qui lui raconte les déboires de sa descente en février suite à l’attente de son permis international!